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segunda-feira, 30 de julho de 2012

O testamento do Rei Luis XVI

A título de conhecimento o testamento do Rei Luis XVI de França, escrito na prisão:

Testament de Sa Majesté le Roy Louis XVI

rédigé le 25 décembre 1792,
envoyé à la Commune de Paris le 21 janvier 1793


Avertissement : Le texte ci-dessus est basé sur le manuscrit original : il respecte la graphie de l’époque et inclue les fautes d’orthographe d’origine.

Au nom de la très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit. Aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze. Moi Louis XVIe du nom Roy de France, étant depuis plus de quatres mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étoient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, mesme depuis le onze du courant avec ma famille de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser. Je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes quelqu’indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de St Pierre auquel J.C. les avoit confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Eglise, les Sacrements et les Mystères tels que l’Eglise Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchire l’Eglise de J.C., mais je m’en suis rapporté et rapporteroi toujours si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Eglise suivie depuis J.C. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent estre dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en J.C. suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J’ai cherché à les connoitre scrupuleusement à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prestre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent estre contraires à la discipline et à la croyance de l’Eglise Catholique à laqu’elle je suis toujours resté sincérement uni de cœur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution ou je suis s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourroi du Ministère d’un Prestre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrois avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurois pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du Sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux; je lui recommande surtout d’en faire de bons chrétiens et d’honnestes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Eternité. Je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de Mère, s’ils avoient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrois lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyoit avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur Mère, et reconnoissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. je les prie de regarder ma sœur comme une seconde Mère.

Je recommande à mon fils, s’il avoit le malheur de devenir Roy de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses Concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Loys, mais en même temps qu’un Roy ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

A coroação de Luis XVI
Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étoient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étoient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devoient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

Je voudrois pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étois sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avois jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérest gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements; dans la situation où sont encore les choses, je craindrois de les compromettre si je parlois plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirois calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandois ouvertement à mon fils MM. de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avoit portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie M. de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers a ceux qui me gardoient, les mauvais traitements et les gesnes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM. de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prest à paroitre devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Fait double a la tour du Temple le 25 Decembre 1792. 

LOUIS.

quinta-feira, 26 de julho de 2012

Santa Ana, Mãe da Mãe de Deus

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Santa Ana

Venerável Mãe da Mãe de Deus 

26 de julho
“Porque a virgem Mãe de Deus iria nascer de Ana, a natureza não ousou antecipar o germe da graça; mas permaneceu estéril até que a graça produzisse fruto. Devia nascer, de fato, aquela primogênita da qual nasceria o primogênito de toda criatura «no qual todas as coisas subsistem» (Col. 1,17). Ó casal feliz, Joaquim e Ana! A vós toda a criação se sente obrigada. Pois por vós ofereceu a mais valiosa dádiva das dádivas ao Criador, a mãe pura, única digna do Criador. Alegra-te Ana, «Entoa alegre canto, ó estéril, que não deste à luz; ergue gritos de alegria, exulta, tu que não sentiste as dores» (Is 54,1). Exulta, ó Joaquim, pois de tua filha nasceu para nós um menino, um menino nos foi dado, e o seu nome será Anjo de grande conselho, de salvação para todo o mundo, Deus forte (cfr. Is 9,6). Este menino é Deus. Ó Joaquim e Ana, casal beato, verdadeiramente sem mancha! Do fruto de vosso seio vós sois conhecidos, como uma vez disse o Senhor: «Pelos seus frutos os conhecereis» (Mt 7,16). Vós conformastes a conduta de vossa vida de maneira agradável a Deus e digno daquela que de vós nasceu. De fato, na vossa casta e santa convivência, deste a vida àquela perola de virgindade que foi virgem antes do parto, no parto e depois do parto. Aquela, digo, que sozinha devia conservar a virgindade, e da mente, e da alma e do corpo. Ó castíssimo casal, Joaquim e Ana! Conservando a castidade prescrita pela lei da natureza, alcançastes de Deus aquilo que supera a natureza: gerastes para o mundo a mãe de Deus, que não conheceu homem. Vós, conduzindo uma vida pia e santa na condição humana, desde à luz uma filha maior que os anjos e agora rainha dos próprios anjos. Ó Virgem belíssima e dulcíssima! Ó filha de Adão e mãe de Deus! Felizes as entranhas donde saíste! Felizes os braços que te carregaram; e os lábios que te imprimiram castos beijos, aqueles dos teus pais somente, de forma que Tu conservaste em tudo a virgindade! «Aclamai ao Senhor, terra inteira, gritai, exultai com cânticos de alegria» (Sal 97,4). Erguei a vossa voz, gritai, não temais” (Dos Sermões de São João Damasceno, bispo). 
 
Santa Ana, ou Sant'Ana - do hebraico Hannah: Graça - foi a Mãe de Maria Santíssima e pertencia à família do sacerdote Aarão. Seu marido, São Joaquim, homem pio, fora censurado pelo sacerdote Rúben por não ter filhos. Segundo narra a Tradição, Rubén parou Joaquim quando este estava para entrar no Templo para levar sua costumeira oferenda anual em dinheiro e lhe disse: “Tu não tens o direito de ser o primeiro, porque não geraste prole”. Sant’Ana já era idosa e estéril, e São Joaquim não queria tomar outra mulher para gerar filhos, segundo os costumes hebraicos, porque amava a esposa. Confiando no poder divino, São Joaquim retirou-se ao deserto para rezar e fazer penitência. Ali um anjo do Senhor lhe apareceu, dizendo-lhe que Deus havia ouvido suas preces. Tendo voltado a Jerusalém, ambos se encontraram na Porta Áurea. Algum tempo depois Sant’Ana, a quem também aparecera concomitantemente um anjo (“Ana, Ana, o Senhor ouviu tua prece e tu conceberás e parirás e se falará de tua prole em todo o mundo”), ficou grávida. A paciência e a resignação com que sofriam a esterilidade deu-lhes o prêmio de ter por filha aquela que havia de ser a Mãe de Jesus. O santo casal residia em Jerusalém, perto da Porta dos Leões, ao lado da piscina de Betesda, onde hoje se ergue a Basílica de Sant'Ana, construída pelos Cruzados e cuidada pelos Padres Brancos (Sociedade dos Missionários da África). Em um sábado, 8 de setembro do ano 20 a.C., nasceu-lhes uma filha que recebeu o nome de Miriam - do hebraico: "Senhora da Luz", passado para o latim como Maria. Após os três anos de idade de Maria, o nome de São Joaquim não aparece mais nos apócrifos, enquanto Ana é ainda mencionada por outros textos sucessivos, os quais narram que ela viveu até à idade de oitenta anos.

Museu das Almas do Purgatório

O sermão de Padre Cardozo do 8° Domingo depois de Pentecostes (vide abaixo) me inspirou a pesquisar sobre o Museu das Almas do Purgatório, em Roma.

Museu das Almas do Purgatório

Este insólito museu está localizado na Igreja do Sagrado Coração do Sufrágio, no Lungotevere Prati, 18, em Roma. O estilo neogótico da construção, projetada pelo arquiteto Giuseppe Gualandi, tem algo de fascinante e, ao mesmo tempo, espectral, e lhe garantiu a definição de "Pequeno Duomo de Milão". A igreja foi edificada em um terreno edificável comprado, em 1893, pelo padre Victor Jouet, da Congregação dos Missionários do Sagrado Coração, fundada por Jean Jules Chevalier em 1854. A construção levou 23 anos, estendendo-se de 1983 a 1917. 

Em 15 de Setembro de 1897, deu-se um incêndio no interior do edifício; depois de apagado o fogo, o padre Jouet reconheceu em uma mancha desenhada pelo fogo na parede um rosto padecente. O episódio foi documentado com uma fotografia que está guardada no interior da igreja e deu lugar ao Museu das Almas do Purgatório, que substituiu a pequena capela de Nossa Senhora de Rosário. O pároco convenceu-se de que se tratava da alma de um falecido que se encontrava no Purgatório, mas que queria entrar em contato com os vivos. Com esta convicção na cabeça, Padre Jouet começou a procurar outras aparições desse tipo. Ele prosseguiu com suas pesquisas através de longas viagens na Itália e na Europa, e recolheu várias relíquias que pareciam dar credibilidade à sua opinião.


Vários objetos "tocados" pelas almas dos mortos se encontram no museu. A estrutura, entre outras coisas, tem também a reputação de lugar "maldito". As relíquias, cerca de uma dúzia, são todas acompanhadas por uma rica documentação. Entre outros, há a impressão digital feita em fogo sobre uma almofada, deixada na noite entre 5 e 6 de junho de 1894, pelo fantasma da Irmã Maria de São Luís Gonzaga enquanto aparecia à Irmã Margarida do Sagrado Coração quando esta se encontrava em sua cama. O fantasma da mulher tinha uma expressão desesperada e estava cercado por sombras negras. A falecida contou que estava no Purgatório porque em vida ela havia pecado gravemente por ter desejado morrer por causa do indescritível sofrimento que lhe causara a tuberculose; mas, após o encorajamento da Madre Superiora, confiou-se tranquilamente à vontade de Deus; poucos dias depois, na manhã de 5 de junho, ela morreu em paz: contudo, deveria passar 20 anos no Purgatório; o fantasma pediu, então, orações para acelerar a passagem para o Paraiso. O fantasma reapareceu nos dias 20 e 25 de Junho à mesma irmã para agradecer suas orações e deu-lhe algumas mensagens espirituais antes de subir para o Céu.

Outro testemunho presente no museu é representado pelas impressões digitais de um sacerdote falecido na manga da veste de uma monja, sobre a mesinha de trabalho dela e em uma folha de papel. O evento em questão aconteceu em 01 de novembro de 1731. Na igreja do mosteiro de São Francisco, em Todi, a Madre Abadessa Isabella Fornari assistia à Missa que o Padre Isidoro Gazala estava celebrando em sufrágio de Padre Panzini, falecido abade Olivetano de Mântua. O religioso quis deixar um sinal de sua passagem e comunicar desta forma que ele ainda estava no Purgatório.

Outra relíquia diz respeito às misteriosas aparições da Sra. Leleux a seu filho Joseph, em Wodecq, na Bélgica, em 1789, vinte e sete anos após sua morte. Durante esta aparição, a mãe deixou sua marca na manga da camisa de seu filho, mas antes havia se manifestado durante as onze noites anteriores, atormentando seu filho, lembrando-lhe de celebrar missas para sua alma e implorando-lhe de abandonar a sua vida dissoluta. A mulher alcançou seu objetivo. Seu filho fundou uma congregação religiosa e morreu em odor de santidade em 1825.

Em 21 de dezembro de 1838, Joseph Stitz estava lendo um livro de orações quando uma mão ficou estampada sobre as páginas. O sujeito afirmou sentir uma estranha presença no quarto, uma rajada de ar gelado e uma voz: era a voz de seu irmão falecido recentemente, que lhe pedia para rezar algumas Missas para encurtar sua estada no Purgatório. Há ainda outros exemplos deste tipo no museu.

O Padre Jouet fundou a Associação do Sagrado Coração de Jesus para o sufrágio das Almas do Purgatório.

Para visitar o Museu, basta ir a Roma, Lungotevere Prati, 18, das 9 às 12:30 e das 17 às 19.

Esses fenômenos não dizem respeito às teorias heréticas espíritas sobre a comunicação com os mortos, que a Igreja condena. Esses fatos são fatos excepcionais permitidos pela Divina Providência

quarta-feira, 25 de julho de 2012

Os Doutores da Santa Igreja Católica Apostólica Romana

Do importantíssimo site Volta para Casa (infelizmente o link aqui é inútil, tendo em vista que o site parece estar fora do ar), uma excelente leitura sobre os 

clique na imagem para ampliar e/ou imprimir

Doutores da Santa Igreja Católica Apostólica Romana

  
Na Santa Igreja Católica Apostólica Romana, há trinta santos doutores, os quais com seus escritos defenderam a Santa Igreja das perseguições heréticas. Alguns deles são religiosos e teólogos, outros são chamados também "Santos Padre da Igreja". Há doutores da Igreja segundo a Tradição, como por exemplo 4 doutores latinos e 4 doutores gregos; os outros são solenemente proclamados, com a indicação do ano da proclamação.

Não entram, aqui, no quadro dos doutores da Igreja, Santa Teresa de Ávila, Santa Catarina de Sena e Santa Teresa de Lisieux (sendo que a primeira e a segunda foram proclamadas doutoras por Paulo VI e a última, por João Paulo II), pois esse título somente pode ser dado a homens, simplesmente pela palavra de São Paulo Apóstolo que diz: «A mulher ouça a instrução em silêncio, com espírito de submissão. Não permito à mulher que ensine nem que se arrogue autoridade sobre o homem, mas permaneça em silêncio» (I Tm 2,11-12). De Santa Teresa de Ávila, disse o Papa Bento XIV: «Ela escreve quase como uma doutora». Também pode-se dizer que, na Missa dos doutores, o intróito começa dizendo: «In médio Ecclésiæ», e as mulheres não podem ensinar, como disse São Paulo acima (I Tm 2,11-12).


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Confraria de Penitentes: Estatuto.

Alguma dessas coisas fariam muito bem a todos os católicos, não apenas aos membros de confrarias...

Confraria de Penitentes

ESTATUTO 

de uma Fraternidade de PENITENTES para o ano 1215


Esta reprodução de papel de um "propositum" primitivo reproduz as mais antigas passagens da "Memoriale", omitindo as cláusulas interpoladas. Leia abaixo:

terça-feira, 24 de julho de 2012

O espírita é um herege e fautor de heresias

A CNBB sobre o espiritismo:

“Os espíritas devem ser tratados, tanto no foro interno como no foro externo, como verdadeiros hereges e fautores de heresias, e não podem ser admitidos à recepção dos sacramentos, sem que antes reparem os escândalos dados, abjurem o espiritismo e façam a profissão de fé”.

(1a. Conferência Nacional dos Bispos do Brasil (1953) in: Frei Boaventura Kloppenburg OFM “Espiritismo: Orientação para Católicos”, 6a. edição, Ed. Loyola, cap.VII, p. 157).

A Selva - QUINTA INSTRUÇÃO - Sobre a oração mental e ofício divino

         Santo Afonso Maria de Ligório
(27/09/1696 - 02/08/1787)
Bispo de Santa Àgata
Confessor
Doutor Zelosíssimo da Igreja
Fundador dos Missionários Redentoristas

A Selva



SEGUNDA PARTE - MATERIAIS PARA AS INSTRUÇÕES
QUINTA INSTRUÇÃO


Sobre a oração mental e ofício divino


I - Necessidade da oração mental para os padres

Se, moralmente falando, a oração mental é necessária para todos os fiéis, como observa o eminente sábio Pe. Suarez1, mais necessária ainda o é aos padres; por isso que necessitam de graças e socorros mais abundantes, obrigados como estão a aspirar a mais alta perfeição. O seu estado exige-lhes maior santidade, e estão obrigados a trabalhar na salvação das almas: assim se encontram na necessidade de tomar um duplo alimento espiritual, à semelhança das mães que precisam de alimentos corporais mais abundantes, para se sustentarem a si próprias, e aos seus filhos. O nosso salvador, diz Sto. Ambrósio, nenhuma necessidade tinha de se acolher à solidão para orar, por isso que a sua alma santíssima, gozando continuamente da visão intuitiva de Deus, o contemplava em todo o lugar e a todos os momentos, e orava por nós sem interrupção; no entanto, para nos fazer sentir a necessidade da oração mental, separava-se da multidão como refere S. Mateus, e retirava-se a sós para o monte a fim de orar: E, deixada a multidão, subiu para o monte a orar isolado2. E S. Lucas nos diz que ele passava as noites inteiras em oração3.
Sobre este texto, faz Sto. Ambrósio esta reflexão:
Se Jesus Cristo passou as noites a orar pela tua salvação, com quanta mais razão deves tu orar para te salvares 4! E noutro lugar acrescenta: Devemos orar dia e noite pelo povo que nos está confiado 5. O venerável João de Ávila punha na mesma linha as duas funções do padre: oferecer sacrifícios e oferecer incenso a Deus 6. Ora, sabe-se que o incenso é o símbolo da oração: Que a minha oração suba à vossa presença como o fumo do incenso 7. S.João viu os anjos a levar taças de ouro cheias de perfumes, que são as orações dos santos8. ajunta ele. Ó! quanto agradam a Deus as orações dos bons padres! S. Carlos Borromeu, considerando a necessidade, que têm os eclesiásticos de praticar a oração mental, fez decretar no Concílio de Milão 9 que, nos exames dos ordinandos, se lhes perguntasse em especial se sabiam fazer a meditação, se de fato a faziam, e quais os pontos das suas meditações.
E o venerável João de Ávila dissuadia de entrarem no sacerdócio os que não tivesse o hábito de se darem muito à oração.
Não quero alongar-me aqui sobre os motivos, que tornam moralmente necessária a todo o padre, o exercício da oração mental; basta dizer que, sem oração, tem o padre falta de luzes, porque aprecia pouco o grande negócio da salvação, e pensa pouco nos obstáculos que lhe põe, assim como nas obrigações que tem a cumprir para se salvar. Por isso o Salvador disse a seus discípulos: Tende cingidos os rins, e lâmpadas acesas nas vossas mãos 10.Estas lâmpadas, diz S. Boaventura11, são as piedosas meditações, em que o Senhor nos alumia: chegai-vos a ele e sereis alumiados12. Quem não faz oração tem pouca luz e pouca força. É no repouso da oração, diz S. Bernardo, que se adquirem as forças necessárias, para resistir aos inimigos e praticar as virtudes13. Quando se levou a noite sem dormir, de manhã não se pode uma pessoa ter de pé e cambaleia a cada passo.
Tomai tempo para considerar que Eu sou Deus14. Se ao menos de quando em quando se não deixam os pensamentos do mundo, se não se busca o retiro para tratar com Deus, mal se conhecem, e pouca luz se tem das coisas eternas. Um dia dizia Jesus Cristo aos seus discípulos, que se tinham ocupado muito tempo a trabalhar na salvação do próximo: Vinde, acolhei-vos a um lugar solitário, e tomai um pouco de repouso15. Não falava o Senhor do repouso do corpo, mas do da alma; porque, se a alma se não retirar de tempos a tempos ao silêncio da oração, para só se entreter com Deus, não terá força para prosseguir no bem; em breve cairá no desalento e depois nas ocasiões fatais. Toda a nossa força está no socorro da graça: Tudo posso naquele que me conforta16. Mas esse não o dá Deus senão aos que o pedem. Tem ele o maior desejo de nos conceder as graças, mas quer, como diz S. Gregório, ser instado por nós, e dalgum modo forçado pelas nossas súplicas17. Quem nunca pratica a oração mental conhece mal os próprios defeitos, assim como os perigos em que se encontra de perder a graça de Deus, e os meios para vencer as tentações. Por conseqüência mal conhecerá a necessidade em que está de orar, e negligenciará fazê-lo; e, se não orar, certamente se perderá.Por isso Santa Teresa, grande mestra de oração, dizia que quem despreza a oração mental não precisa que os demônios o levem para o inferno; por si próprio se lança nele 18.
Pessoas há que recitam muitas orações vocais, mas essas orações, quando se não pratica a oração mental, dificilmente se fazem com atenção: dizem-se com o espírito distraído, e o Senhor pouco as escuta. Sobre o texto — Voce mea ad Dominum clamavi — faz Sto. Agostinho esta reflexão: Muitos há que clamam, não com a sua voz, mas com a voz do corpo19. O vosso apelo ao Senhor é o vosso pensamento. Clamai no interior, onde Deus escuta 20.Não basta pois orar com os lábios; é preciso orar em espírito, se se querem conseguir de Deus as graças que se pedem, conforme a expressão do Apóstolo: Orando a toda a hora em espírito21. É o que a experiência demonstra: vêem-se muitos que fazem diversas orações vocais, recitam o ofício, o rosário, e contudo caem no pecado e continuam a viver nele.
Pelo contrário, quem pratica a oração mental dificilmente cai no pecado, e se alguma vez tem a desgraça de cair, não se deixa permanecer nesse miserável estado: ou abandona a oração, ou deixa o pecado. Oração e pecado não podem subsistir juntos. “Por muito relaxada que se ache uma alma, dizia Sta. Teresa, se ela perseverar na oração, o Senhor acabará por conduzi-la ao porto da salvação”22. É pela oração mental que todos os santos se elevam à santidade. Segundo S. Lourenço Justiniano, a oração afugenta as tentações, dissipa a tristeza, repara as forças da alma, desperta-lhe o fervor e inflama-lhe a caridade divina23. Afirmava Santo Inácio de Loyola que não lhe sobrevinha nenhuma amargura, que ele não pudesse adoçar com um quarto de hora de oração 24. A meditação, dizia S. Bernardo, rege os afetos, governa as ações e corrige os excessos 25. S. João Crisóstomo olha como morta uma alma que não ora 26. No sentir de Rufino, é da meditação que está dependente o progresso espiritual duma alma 27. E Gerson chega a dizer que quem não medita só por milagre pode viver como cristão 28. S. Luís de Gonzaga, falando da perfeição, a que todo o padre está especialmente obrigado, tinha razão para dizer que, o que não se aplicar muito à oração mental jamais atingirá um alto grau de virtude 29.

II - Responde-se às desculpas

Nada mais direi aqui sobre a necessidade da oração mental; apenas me demorei a responder a três desculpas, que de ordinário costumam apresentar os padres avessos a este exercício.

I. Quanto a mim, diz um, não faço meditação, porque só experimento nela desolação, distração e tentação; o meu espírito, sempre vagabundo, não sabe fixar-se a meditar; é por isso que a ponto de parte.
A isto responde S. Francisco de Sales ( carta 629) que ainda que o que medita só cuidasse de repelir continuamente as distrações e as tentações, não deixaria a meditação de ser bem feita, contanto que as distrações não fossem voluntárias. Vê o Senhor com prazer a boa intenção que se tem, e o trabalho que se emprega para perseverar até ao fim, nada diminuindo ao tempo marcado; não deixa ele de recompensar os esforços com graças abundantes.Não se deve ir à meditação para encontrar nela prazer, mas para dar prazer a Deus. Também as almas santas experimentam securas na oração, mas o Senhor as enriquece dos seus dons, porque são perseverantes. Dizia S. Francisco de Sales que uma onça de oração, feita no meio de desolações, pesa mais diante do Deus, do que cem arráteis no meio de consolações. As estátuas imóveis, que adornam as galerias dum palácio, não deixam de prestar honra ao príncipe, ;e o Senhor pois quer que sejamos como estátuas na sua presença, contentemo-nos em o honrar como estátuas; então nos bastará dizer-lhe: Senhor, estou aqui para vos agradar!
Santo Isidoro nos assegura que nunca o demônio faz maiores esforços para nos tentar e distrair, do que quando fazemos oração30. Por quê? Porque, ao ver o grande fruto que se tira da oração, quer que a abandonemos: deixála pois, por causa da aridez que nos causa, é dar grande prazer ao demônio. Nesses momentos de secura, o que a alma deve fazer é humilhar-se e suplicar.Humilhar-se: nunca estamos em melhor situação para conhecermos a nossa miséria e insuficiência, do que no tempo de secura e desolação espiritual.Então vemos bem que de nós mesmos não podemos nada, e o que temos a fazer em tal estado é unirmo-nos a Jesus desolado na cruz, humilharmo-nos e implorar a misericórdia divina, repetindo sempre: Senhor, ajudai-me! Senhor, tende compaixão de mim! Meu Jesus, misericórdia! — Uma oração assim feita será mais vantajosa que todas as outras, porque Deus abre os tesouros das suas graças aos humildes31. Nessas ocasiões mais que nunca, apliquemo-nos a pedir misericórdia para nós e para os pecadores.Dum modo especial exige Deus dos padres que orem pelos pecadores: Os sacerdotes, os ministros do Senhor, estarão em lágrimas e clamarão: Perdoai, ó Senhor, perdoai ao vosso povo!32 — Para satisfazer a isso, dirse-á, basta recitar o ofício divino. — Mas Sto. Agostinho nos declara que o ladrar dos cães é mais agradável a Deus, do que as orações dos maus sacerdotes, como o são de ordinário os que nunca praticam a oração mental 33.
De fato, sem a oração mental é muito difícil ter o espírito eclesiástico.

II. Pela minha parte, diz um segundo, se não faço a oração mental, nem por isso perco o meu tempo, porque o consagro ao estudo.
Mais eis o que o Apóstolo, escrevia a Timóteo: Atende a ti e à doutrina 34.E primeiramente diz Tibi, isto é, aplica-te à oração, na qual o padre trabalha para si. Em segundo lugar diz Doctrinae, isto é, aplica-te ao estudo, para conseguires a salvação do próximo. — Como poderemos santificar os outros, se não formos santos? “Ditoso, ó Senhor, o que vos conhece, embora ignore tudo o mais”! Assim fala Sto. Agostinho 35. Nada nos aproveitaria para a salvação eterna, possuir todas as ciências, se não soubéramos amar a Jesus Cristo; se pelo contrário soubermos amá-lo, saberemos tudo e gozaremos duma felicidade sem fim. Felizes pois aqueles a quem é dada a ciência dos santos, que consiste em saber amar a Deus 36. Além disto, uma só palavra, saída da boca dum padre que ama a Deus verdadeiramente, fará maior bem aos outros que mil sermões de sacerdotes sábios, que lhe têm pouco amor.
Ora, esta ciência dos santos não se adquire pelo estudo dos livros, mas pela oração, em que o crucifixo é ao mesmo tempo o mestre que ensina, e o livro que se lê. Um dia perguntava a S. Boaventura Santo Tomás em que livro tinha haurido tantos conhecimentos; o Doutor Seráfico apontou-lhe o crucifixo, dizendo-lhe que era o livro em que havia aprendido tudo quanto sabia.Por vezes se aprenderá mais num instante, na oração, do que em dez anos de estudo nos livros. É o que afirma S. Boaventura: Os anseios de amor divino, diz ele, deixam na alma uma ciência mais perfeita que tudo o que se pode conseguir pelo estudo 37.
Para adquirir as ciências humanas, precisa-se de muita inteligência; para a ciência dos santos, basta a boa vontade. Quem mais ama a Deus, melhor o conhece, conforme esta máxima de S. Gregório: O próprio amor é ciência38.E o mesmo disse Sto. Agostinho: Amar é ver39. Por isso Davi exortava assim todos os homens: Gostai e vêde como o Senhor é doce 40.
Quanto mais se toma o gosto a Deus pelo amor, melhor se vê, melhor se conhece a grandeza da sua bondade. Quem saboreia o mel conhece-o melhor que os filósofos, que estudam e explicam a sua natureza. Daqui a sentença de Sto. Agostinho: É Deus a própria sabedoria; donde se segue que o verdadeiro filósofos, ou amigo da sabedoria, é o que ama a Deus verdadeiramente41.Para aprender as ciências do mundo, é preciso muito tempo e trabalho; para aprender a ciência dos santos, basta pedi-la. Eis como fala o Sábio: “A sabedoria divina facilmente se deixa encontrar, mesmo antes de ser procurada.Quem a procura com diligência, não terá dificuldade em a encontrar; porque a verá sentada à sua porta, à espera”42. Depois de ter assim encontrado a verdadeira sabedoria, que é o amor de Deus, dizia Salomão que todos os bens lhe tinham advindo com ela 43.
Tal é a ciência dos santos. Ó! Quanto S. Filipe de Néri aprendeu nas catacumbas de S. Sebastião, onde passava noites inteiras em oração! Encontrou lá a que não tinha encontrado na leitura dos livros. Quanto mais aprendeu S. Jerônimo na gruta de Belém, do que em todos os estudos que havia feito! Dizia o Pe. Suarez que antes quereria perder toda a sua ciência do que uma hora de oração. Que os sábios do mundo se gloriem de sua sabedoria, dizia S. Paulino44, os ricos das suas riquezas, os reis dos seus reinos; quanto a nós, que a nossa sabedoria, riqueza e reino seja Jesus Cristo! Digamos com S. Francisco de Assis: Meu Deus e meu tudo! É pois esta a verdadeira sabedoria que principalmente devemos pedir a Deus, — que não deixa de a conceder a quem lha pede 45.
Que o estudo seja útil e até necessário aos padres, não se nega; mas o estudo mais necessário é o do crucifixo. Dava-se com ardor ao estudo dos livros filosóficos um certo Jovio, e pouco se importava da vida espiritual, sob o pretexto da falta de tempo. S. Paulino, numa carta, repreendo-o assim: Tens tempo para ser filósofo e não o tens para ser cristão!46 Há sacerdotes que gastam muito tempo a estuar matemática, geometria, astronomia e história profana. — Se ao menos se aplicassem a estudos próprios do seu estado! E depois disto desculpam-se, dizendo que não têm tempo para a oração! Seria a propósito fazer-lhes esta censura: Vacat tibi ut eruditus sis; non vacat ut sacerdos sis? Como diz Sêneca, se temos pouco tempo, é porque perdemos muito 47. E mais: Ignoramos as coisas necessárias, porque aprendemos coisas inúteis 48.

III. Um terceiro dirá: Eu bem queria fazer oração, mas o confessionário, e os sermões não me deixam um instante livre.
Respondo-lhe: Visto que sois padre, é muito louvável que trabalheis na salvação das almas, mas não posso aprovar que, para serdes útil aos outros, vos esqueçais de vós mesmo. É preciso que nos ocupemos de nós mesmos, fazendo oração; depois cuidaremos de socorrer o próximo.Foram os apóstolos, sem contestação, os obreiros mais infatigáveis do Evangelho; apesar disso, ao verem que os cuidados prodigalizados ao próximo lhes não deixavam tempo para se darem à oração, instituíram diáconos que os ajudassem nas obras exteriores, para se poderem aplicar à oração e à pregação. Irmãos, disseram eles, escolhei homens, em quem possamos delegar este cuidado; pela nossa parte, temos que dar-nos por inteiro à oração e ao ministério da palavra 49.
Note-se bem: quem eles dar-se primeiro à oração e depois à pregação, porque os discursos sem a oração produzem pouco fruto. Foi precisamente o que Sta. Teresa escreveu ao bispo de Osma, que trabalhava com zelo no bem das suas ovelhas, mas descurava a oração: “Nosso Senhor me fez conhecer, lhe diz ela, que nos falta o mais necessário, o que é basilar, e desde que os alicerces faltam o edifício desaba. Ora, o que vos falta é a oração e a perseverança na oração; daí procede a aridez que a alma experimenta50. S.Bernardo advertiu igualmente o papa Eugênio III: que não abandonasse a oração por causa dos negócios exteriores; que os que abandonam a oração podem cair numa tal dureza de coração, que percam os remorsos dos seus pecados e não sintam horror de os haverem cometido. “Temo, ó Eugênio, que a multidão dos negócios te impeça de te dares à oração e à meditação, e te leve a uma tal dureza de coração, que não tenhas horror ao teu estado, por não o sentires 51.
Sem a doce contemplação de Maria, diz S. Lourenço Justiniano, não poderiam as obras de Marta atingir a perfeição 52. Engana-se, acrescenta ele, quem pensa em levar a bom termo o negócio da salvação, sem o socorro da oração. Quanto mais uma empresa é nobre, tanto mais arriscada é; quem não cuidar de se alimentar da oração, cairá a meio de caminho 53. A seus discípulos mandou nosso Senhor que pregassem o que tivessem aprendido na oração: O que vos digo ao ouvido, publicai-o dos telhados 54. Trata-se aqui do ouvido do coração, ao qual Deus promete falar no retiro da oração: Levála-ei ao retiro e lhe falarei ao coração55. É na oração, escrevia S. Paulino, quese recebe o espírito que se tem de comunicar aos outros56. Assim, gemia S.Bernardo ao ver nos padres tantos canais e tão poucos reservatórios, devendo o padre ser primeiramente reservatório, que se encha de santas luzes e piedosos afetos, bebidos na oração, para depois ser canal benéfico do seu próximo 57. É necessário, diz S. Lourenço Justiniano, que o padre antes de trabalhar na salvação do próximo se aplique à oração58. S. Bernardo parafraseando esta passagem dos Cânticos — Dignai-vos atrair-me; atrás de vós correremos, ao odor dos vossos perfumes — faz assim falar a Esposa sagrada, ou a Igreja: Não serei só eu a correr, comigo correrão também as jovens; correremos ao mesmo tempo, eu movida pelo odor dos vossos perfumes, elas excitadas pelo meu exemplo59.
Tal é a linguagem que deve ter um padre zeloso da salvação das almas, dirigindo-se a Deus: Atraí-me a vós, Senhor, e eu correrei para vós, e os outros correrão comigo: eu correrei atraído pelo odor dos vossos perfumes, isto é, pelas inspirações e graças que de vós receber na oração, e os outros correrão ao impulso do meu bom exemplo.
Para poder pois atrair muitas almas a Deus, é necessário que o padre comece por se fazer atrair de Deus. Assim o têm feito os santos obreiros do Evangelho, tais como S. Domingos, S. Filipe de Néri, S. Francisco Xavier, S.João Francisco Regis, que gastavam o dia inteiro a trabalhar para o povo, e consagravam a noite à oração, até que fossem acabrunhados pelo sono. Um só padre mediocremente instruído, mas possuído dum grande zelo, ganhará mais almas para Deus, que muitos outros superiores em sabedoria, mas tíbios. Um só abrasado em zelo, diz S. João Crisóstomo, basta para reformar um povo inteiro60. Uma palavra dum pregador, inflamado no santo amor, fará mais efeito que cem sermões cuidadosamente preparados por um teólogo, que ame pouco a Deus. Diz S. Tomás de Vilanova que, para ferir os corações e abrasá-lo no amor divino, se requerem palavras ardentes, que sejam como dardos de fogo. Mas, ajunta ele, — como poderão sair dum coração de gelo esses dardos de fogo? É a oração que abrasa os corações dos santos padres, e de gelados os torna ardentes. Ao falar especialmente do amor que Jesus Cristo nos testemunhou, o Apóstolo exclama: O amor de Jesus Cristo insta conosco61. Assim nos faz compreender que é impossível meditar os sofrimentos e ignomínias, que o nosso Redentor suportou por nosso amor, e não nos sentirmos animados a procurar que todos se abrasem no seu amor.
Foi o que o profeta Isaías predisse no seu Cântico: Haveis de ir cheios de alegria beber nas fontes do Salvador, e direis naquele dia: Louvai ao Senhor e invocai o seu nome62. As fontes do Salvador são os exemplos da vida de Jesus Cristo. Ó! que fontes de luz e de santos afetos encontram neles as almas que os contemplam! Acende-se nos seus corações o fogo do amor divino, que elas depois comunicam aos outros, exortando-os a reconhecer, amar e louvar a bondade do nosso Deus.


III - Sobre a recitação do Ofício divino

Convém ajuntar aqui algumas palavras sobre a recitação do ofício divino.Eis os frutos do ofício divino: honrar a Deus, resistir ao furor dos nossos inimigos e obter misericórdia para os pecadores; mas, para isso, é necessário que se recite como convém, e como o exige o 5.º Concílio de Latrão63, isto é, studiose et devote. Explicam-se assim estas duas palavras studiose, quer dizer pronunciar bem; devote, com atenção, segundo a palavra de Santo Agostinho, — que o vosso coração se ocupe do que os vossos lábios proferem 64.Como quereis vós, pergunta S. Cipriano, que Deus vos ouça se a vós mesmos vos não ouvis?
Feita com atenção, é a oração esse incenso de suave odor que tanto agrada a Deus e nos obtém tesouros de graças; ao contrário, se for feita com distrações voluntárias, torna-se como um fumo infecto, que irrita o Senhor e atrai castigos. Por isso, ao recitarmos o ofício, o demônio se empenha em nos tentar com distrações e defeitos. Então nos importa redobrar de esforços para o recitarmos dum modo conveniente. Eis para isto alguns avisos práticos:
1.º - Avivemos então a nossa fé, com a lembrança de que a vossa voz se une à dos anjos para louvar a Deus. Diz Tertuliano: Estamos a fazer ensaio do que havemos de praticar na glória65; fazemos na terra o que fazem os bem-aventurados na pátria celeste, onde cantam sem cessar e cantarão eternamente os louvores do Senhor66. Assim, antes de entrarmos na igreja, ou de lançarmos mão do breviário, devemos deixar à porta e despedir todos os pensamentos do mundo, segundo o aviso de S. João Crisóstomo: Ninguém entre no templo com o fardo dos cuidados terrenos; tais coisas deixam-se à porta 67.
2.º - É necessário que os afetos do nosso coração acompanhem os sentimentos que à nossa boca exprime, segundo o que ensina Sto. Agostinho: Se o salmo ora, orai; se geme, gemei; se inculca esperança, esperai 68.
3.º - É bom que renovemos a nossa intenção de tempos a tempos, por exemplo no começo de cada salmo.
4.º - Finalmente, deve-se evitar tudo quanto possa ocasionar distração ao nosso espírito. Que atenção e devoção poderia ter no ofício quem o recitasse num lugar transitado, ou em presença de pessoas que soltassem risadas e grilos?

Ó! quanto aproveitam os que todos os dias recitam o ofício com devoção!Implentur Spirictu Sancto, diz S. João Crisóstomo. Os que, ao contrário, o rezam com negligência, perdem muitos merecimentos, e hão de prestar a Deus rigorosas contas.
 
Notas:
1. De Orat. l. 2. c. 4.
2. Et dimissa turba, ascendit in montem solus orare (Matth. 14, 23).
3. Erat pernoctans in oratione (Luc. 6, 12).
4. Quid enim te pro salute tua facere oportet, quando pro te Christus in oratione pernoctat!
5. Sacerdotes die noctuque pro plebe sibi commissa oportet orare (In 1. Tim. 3).
6. Incensum enim Domini et panes Dei sui offerunt.
7. Dirigatur oratio mea sicut incensum in conspectu tuo (Ps. 140, 2).
8. Phialas aureas plenas odoramentorum, quae sunt orationes sanctorum (Apoc. 5, 8).
9. Anno 1579 (Const. p. 3. n. 2).
10. Sint lumbi vestri praecincti, et lucernae ardentes in manibus vestris (Luc. 12, 35).
11. Dieta sal. t. 2. c. 5.
12. Accedite ad eum, et illuminamini (Ps. 33, 6).
13. Ex hoc otio vires proveniunt.
14. Vacate, et videte quoniam ego sum Deus (Ps. 45, 11).
15. Venite seorsum in desertum locum, et requiescite pusillum (Marc. 6, 31).
16. Omnia possum in eo qui me confortat (Phil. 4, 13).
17. Vult Deus rogari, vult cogi, vult quadam importunitate vinci (In Ps. poenit. 6).
18. Vie, chap. 19.
19. Multi clamant, non in voce sua, sed corporis. Cogitatio tua clamor est ad Dominum (In Ps.41).
20. Clama intus, ubi Deus audit (In Ps. 30, en. 4).
21. Orantes omni tempore in spiritu (Eph. 6,18).
22. Vie, chap. 8.
23. Ex oratione fungatur tentatio, abscedit tristitia, virtus reparatur, excitatur fervor, et divini amoris flamma succrescit (De Casto Conn. c. 22).
24. Ribadeneira, l. 5. c. 1.
25. Consideratio regit affectus, dirigit actus, corrigit excessus (De Cons. l. 1. c. 7).
26. Quisquis non orat Deum, nec divino ejus colloquio cupit assidue frui, is mortuus est...Animae mors est, non provolvi coram Deo (De or. Deo. l. 1).
27. Omnis profectus spiritualis ex meditatione procedit (In Ps. 36).
28. Absque meditationis exercitio, nullus, secluso mimiraculo Dei, ad christianae religionis normam attingit (De Med. cons. 7).
29. Cepari, l. 2. c. 3.
30. Tunc magis diabolus cogitationes curarum saecularium ingerit, quando orantem aspexerit (Sent. l. 3. c. 7).
31. Deus superbis resistit, humilibus autem dat gratiam (Jac. 4, 6).
32. Plorabunt sacerdotes, ministri Domini, et dicent: Parce, Domine, parce populo tuo (Joel 2, 17).
33. Plus placet Deo latratus canum, quam oratio talium clericorum (Corn. A-Lap. In. Levit. 1.17).
34. 1. Tim. 4, 16.
35. Beatus qui te scit, etiamsi illa nesciat! (Conf. l. 5. c. 4).
36. Et dedit scientiam sanctorum (Sap. 10, 10).
37. In anima incomparabiliter, per amoris unitivi desideria, perfectio amplioris cognitionis relinquitur, quam studendo requiratur (Myst. theol. c. 3. p. 2).
38. Amor ipse notitia est (In Evang. hom. 27).
39. Amare videre est.
40. Gustate et videte quoniam suavis est Dominus (Ps. 33, 9).
41. Si sapientia Deus est, verus philosophus est amator Dei (Civit. D. l. 8. c. 1).
42. Sapientia... facile videtur ab his qui diligunt eam, et invenitur ab his qui quaerunt illam.Praeoccupat qui se concupiscunt, ut illis se prior ostendat. — Qui de luce vigilaverit ad illam,non laborabit, assidentem enim illam foribus suis iuveniet (Sap. 6, 13).
43. Venerunt autem mihi omnia bona pariter cum illa (Sap. 7, 11).
44. Sibi habeant sapientiam suam philosophi, sibi divitias suas divites, sibi regna sua reges; nobis gloria, et possessio, et regnum, Christus est (Ep. ad Aprun.).
45. Si quis autem vestrum indiget sapientia, postulet a Deo, qui dat omnibus affluenter, et non improperat (Jacob. 1, 5).
46. Vacat tibi ut philosophus sis; non vacat ut christianus sis? (Ep. ad Jovium).
47. Non exiguum tempus habemus, sed multum perdimus (De Brev. v. c. 1).
48. Necessaria ignoramus, quia superflua addiscimus.
49. Fratres, viros... constituamus super hoc opus. Nos vero orationi et ministerio verbi instantes erimus (Act. 6, 3).
50. Lettre 8.
51. Timeo tibi, Eugeni, ne multitudo negotiorum, intermissa oratione et consideratione, te ad cor durum perducat; quod se ipsum no exhorret, quia nec sentit (De Cons. 1. 1. c. 2).
52. Marthae studium, absque Mariae gustu, non potest esse perfectum.
53. Fallitur quisquis opus hoc periculosum, absque orationis praesidio, consummare se posse putat; in via deficit, si ab interna maneat reflectione jejunus (De Inst. proel. c. 11).
54. Quod in aure auditis, praedicate super tecta (Matth. 10, 27).
55. Ducam eam in solitudinem, et loquar ad cor ejus (Os. 2, 14).
56. In oratione fit conceptio spiritualis (Ep. ad Severium).
57. Concham te exhibebis, non canalem. Canales hodie in Ecclesia multos habemus, conchas vero perpaucas (In Cant. 18).
58. Difficile est proximorum lucris insistere. Priusquam hujusmodi studiis se tradat, orationi intendat (De Tr. Ag. c. 7).
59. Trahe me: post te curremus in odorem unguentorum tuorum (Cant. 1, 3). — Non curram ego sola, current et adolescentulae mecum; curremus simul, ego odore unguentorum tuorum, illae meo excitatae exemplo (In Cant. s. 21).
60. Sufficit unus homo zelo succensus, totum corrigere populum (2. Cor. 5, 14).
61. Charitas enin Christi urget nos (Ad pop. Antio. hom. 1).
62. Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris; et dicetis in die illa: Confitemini Domino, et invocate nomen ejus (Is. 12, 3).
63. Cap. Dolentes de Cel. Missar.
64. Hoc versetur in corde, quod profertur in voce (Epist. 211. E. B.).
65. Officium futurae claritatis ediscimus (De Orat.).
66. In saecula saeculorum laudabunt te (Ps. 83, 5).
67. Ne quis ingrediatur templus curis onustus mundanis; haec ante ostium deponamus (In Is.hom. 2).
68. Si orat psalmus, orate; si gemit, gemite; si sperat, sperate (In Ps. 30).


Fonte: Volta para Casa
PDF do livro: www.redemptor.com.br
CONTINUA...

segunda-feira, 23 de julho de 2012

O firme protesto de Mons. Lefebvre contra a injusta supressão do Seminário de Ecône

Courrier de Rome, Févr. 2006, n°286 – Canonicus: L’injuste suppression d’Écône

 

La ferme protestation de Mgr Lefebvre
contre l’injuste suppression du Séminaire d’Écône


Dans son homélie de Venise, Mgr Lefebvre résumait l’affaire, alors relativement récente, de la suppression de la Fraternité fondée par lui : « Je vais à Rome cinq ou six fois par an pour supplier les cardinaux, le Pape lui-même, de revenir à la Tradition, pour redonner à l’Église sa vie catholique [...]. Ma Fraternité, en effet, a été reconnue officiellement il y a dix ans par Rome et par l’évêque de Fribourg, en Suisse, dans le diocèse duquel elle a été fondée. Ensuite, des évêques progressistes et modernistes ont vu dans mes séminaires un danger pour leurs théories ; ils se sont fâchés contre moi et ils se sont dits : il faut détruire ces séminaires, il faut en finir avec Écône et avec l’œuvre de Mgr Lefebvre, parce qu’ils sont dangereux pour notre plan progressiste révolutionnaire. Ils se sont adressés à Rome sur le même ton, et Rome a cédé.
Mais, comme je l’ai dit à Sa Sainteté Jean-Paul II, la suppression a été faite d’une façon contraire au Droit Canon : même les soviets ne prononcent pas des jugements comme ceux prononcés à Rome par les cardinaux sur mon œuvre. Les soviets ont un tribunal, une espèce de tribunal pour condamner quelqu’un, mais moi, je n’ai même pas eu un tribunal, rien. Un beau jour est arrivée une lettre [le 6 mai 1975, de l'Ordinaire du lieu, S.E. Mgr Mamie, archevêque de Fribourg, en Suisse] pour me dire que le séminaire devait être fermé »[1].

La suppression du séminaire d’Écône doit être tenue pour invalide à tous les NIVEAUX

Il y a trente ans, dans cette même revue, qui venait d’être fondée depuis peu par don Francesco Putti, complètement indépendante (alors comme aujourd’hui) de la FSSPX, un article détaillé révélait les différentes et graves irrégularités de la procédure mise en œuvre pour frapper la Fraternité, procédure invalidée à la racine par l’absence de « motifs graves ». Ces motifs graves n’ont jamais pu être définis, puisqu’ils n’existent pas : ce sont les « désordres moraux » ou les « déviations doctrinales » requis par le droit canon pour une mesure coercitive d’une telle gravité. « La fermeture d’un séminaire où étaient formés quelque cent élèves [ce qui était reconnu par les organes compétents eux-mêmes] – écrivions-nous – ne pouvait pas être décrétée pour une déclaration de son supérieur [Mgr Lefebvre], désapprouvée par l’Autorité ecclésiastique, la désapprobation eût-elle été fondée et juste [le 21 novembre 1974, Mgr Lefebvre, qui avait déjà déclaré officiellement en 1971 son refus du Novus Ordo Missœ, indigné par les déclarations hétérodoxes faites à ses séminaristes par deux visiteurs apostoliques (11-13 nov. 1974), avait pris publiquement position contre les infiltrations « néomodernistes » dans l'Église officielle - et cela comportait une critique implicite du Pontife alors régnant, S.S. Paul VI - en proclamant son immuable fidélité à l'enseignement du Concile de Trente], [...]. Il est arrivé de nombreuses fois que des supérieurs soient destitués pour une déclaration inacceptable ou pour un acte grave de désobéissance au Souverain Pontife, mais jamais les séminaires, les instituts n’ont été fermés pour un tel motif [...]. Et si l’on a parfois constaté que les idées soutenues par le fondateur ou le supérieur exerçaient une influence néfaste sur la formation des élèves, on y a remédié par la nomination d’un visiteur permanent »[2].
L’article s’arrêtait aussi sur la question de la compétence de l’Ordinaire dans ce cas. Il rappelait que, d’après le Code de droit canonique (CIC) alors en vigueur, celui de 1917, l’évêque local ou Ordinaire ne peut pas « supprimer tout ce que lui-même ou ses prédécesseurs ont institué ou approuvé » : pour la suppression des « congrégations religieuses de droit diocésain », c’est-à-dire érigées légitimement par l’évêque dans son diocèse, seul le Saint Siège est compétent (can. 493, CIC). Un éventuel décret épiscopal de suppression nécessitait donc, pour être valide, une autorisation expresse, spécifique, du Saint Siège (du Pape, à travers la Congrégation compétente). C’est le Saint Siège qui devait « être mis en mouvement ». Mais cette « mise en mouvement » eut lieu de façon tellement irrégulière, qu’elle ne peut que nous amener à la conclusion que toute la procédure doit être tenue pour invalide, ce qui invalide à la racine la décision même de suppression[3].
La question de la compétence constituait naturellement l’argument clé du recours présenté par Mgr Lefebvre au Tribunal de la Signature Apostolique, et déclaré irrecevable par ce dernier. Mgr Lefebvre arguait de l’invalidité intrinsèque de la décision et donc de sa nullité radicale, à tous les niveaux, à cause de l’incompétence aussi bien de l’Ordinaire local pour la prononcer que de la « commission cardinalice » pour juger l’appelant en matière de foi. Mgr Lefebvre s’appuyait sur le fait que l’Ordinaire n’avait jamais reçu aucune autorisation valide du Saint Siège, c’est-à-dire conférée dans les formes requises par le droit.

La vraie nature juridique de la FSSPX

Sur le point capital de l’incompétence de Mgr Mamie, qu’il nous soit permis de faire quelques considérations. La FSSPX, comme il ressortait de ses statuts et de son activité, était une société sacerdotale de vie commune sans vœux [publics], à l’exemple des sociétés des Missions Étrangères (chap. I, 1 des statuts), dont la fin était la formation sacerdotale selon les principes traditionnels de l’Église, principes qui impliquaient, entre autres, le maintien de la sainte Messe tridentine (chap. II, 2-3 des Statuts). Ces « sociétés », dans le droit canon alors en vigueur (CIC, 1917), étaient considérées comme des congrégations (religiones) au sens large, par rapport aux congrégations « au sens strict », comme les ordres, dont les membres avaient une communauté de vie et professaient publiquement les trois vœux de chasteté, pauvreté et obéissance. Ces vœux pouvaient être solennels (ils rendaient ipso iure invalide un acte accompli en leur violation), ou simples (ils rendaient illicite mais non invalide ce même acte)[4].
L’existence de vie en commun sans vœux se déroulait « à l’imitation de celle des congrégations, sans en avoir les obligations strictes, et pour des buts semblables, c’est-à-dire viser à une plus grande perfection spirituelle et également accomplir des œuvres de charité chrétienne ou exercer un apostolat religieux ou social. Plus précisément, elles sont proches des congrégations religieuses, avec lesquelles elles se confondent parfois extérieurement. Le code reconnaît leur existence, dans la mesure où les membres (sodales) de ces sociétés – qui peuvent être aussi bien masculins que féminins – vivent en commun, sous le gouvernement de supérieurs et selon leurs propres constitutions, dûment approuvées, mais sans prononcer les trois vœux publics habituels. Ces sociétés, comme le dit expressément le code, ne sont pas exactement des congrégations, et leurs membres ne peuvent pas précisément être qualifiés de religieux ; toutefois elles se répartissent, comme les congrégations, en sociétés cléricales et en sociétés laïques [quand elles ne se composent pas majoritairement de prêtres], et en sociétés de droit pontifical et de droit diocésain. Elles sont soumises, quant à leur érection et à leur suppression, aux règles en vigueur pour les congrégations, ainsi qu’en général, par analogie, et dans la mesure du possible, aux règles du droit commun relatives à ces dernières [...]. Les dénominations spécifiques que ces sociétés ont coutume de prendre en pratique (oratoires, retraites, béguinages, conservatoires, sociétés pieuses, etc.) ne sont pas soumises à des règles précises »[5].
Dans la pratique, la terminologie était plutôt souple. Mais ce qui importe, au regard de notre discours, c’est la discipline alors en vigueur pour l’érection et la suppression (ce dernier événement étant plutôt rare) des sociétés en question, qui était en substance celle des congrégations. Les religiones se partageaient (ex. can. 488 3°) en congrégations de droit pontifical, si elles avaient obtenu l’approbation ou au moins le décret d’approbation du Saint Siège, et en congrégations de droit diocésain si, érigées par l’évêque, elles n’avaient pas encore obtenu le décret d’approbation[6]. Le c. 492, § 2 du CIC établissait par ailleurs qu’une congrégation de droit diocésain, même si elle était « répartie sur plusieurs diocèses », demeurait de droit diocésain, c’est-à-dire soumise à l’évêque du diocèse, tant qu’elle n’avait pas reçu « l’approbation pontificale ou le décret d’approbation ». Toutefois, « une fois fondée légitimement », sa suppression était réservée au Saint Siège : supprimi nequit nisi a Sancta Sede (c. 493). De cette façon, le droit canon introduisait des limites au pouvoir de l’évêque à la juridiction duquel la congrégation était soumise[7]. Cette règle a joué un rôle fondamental dans l’affaire de la suppression de la Fraternité, étant donné que la discipline de l’érection et de la suppression des congrégations était expressément étendue par le c. 674 aux sociétés de vie en commun sans vœux, appelées elles aussi congrégations, dans la terminologie élastique de l’époque.
La FSSPX avait été régulièrement constituée par le prédécesseur de Mgr Mamie, S.E. Mgr Charrière, qui en approuva formellement les statuts le 1er novembre 1970. Par conséquent, la Fraternité ayant été régulièrement constituée selon le droit, Mgr Mamie ne pouvait la supprimer qu’avec une autorisation expresse du Pape, une sorte de délégation de pouvoir. Mais il n’apparaît pas qu’une telle autorisation ait jamais été donnée. Il n’apparaît pas non plus que le pontife alors régnant, S.S. Paul VI, ait approuvé dans sa forme spécifique toute la procédure, irrégulière à bien des égards, qui aboutit à la lettre de suppression de la FSSPX. Cette approbation, qui doit être formelle, expresse, aurait régularisé toute éventuelle irrégularité et tout abus, à moins que n’aient été violées la loi naturelle ou la loi divine. Et en effet, le Tribunal de la Signature Apostolique déclara irrecevable le recours de Mgr Lefebvre, avançant précisément l’argument de l’approbation spécifique par le Pape de la mesure contestée, alléguant donc un fait dont l’existence n’a jamais été prouvée.

Société de vie en commun, ou pia unio?

Le fait est que quand Mgr Charrière, « toutes les prescriptions canoniques étant observées », accorda son autorisation, il érigea la FSSPX « au titre de Pia Unio », et non au titre de « société sacerdotale de vie commune sans vœux » (vulgo, « congrégation », comme il résulte de l’art. 1 des statuts)[8]. Alors, peut-être Mgr Mamie avait-il raison ?
En effet, pour la suppression d’une « pia unio » non érigée par le Saint Siège et agissant dans le diocèse, c’est l’Ordinaire local qui était compétent, sans nécessité d’une autorisation pontificale ad hoc, avec toujours une possibilité de recours auprès du Tribunal de la Signature Apostolique.

Mais qu’est-ce qu’une pieuse union ?

Les instituts dont nous parlons ici appartiennent désormais à l’histoire du droit canon, puisque le nouveau CIC, celui de 1983, en a partiellement modifié la discipline, tout en innovant aussi dans la terminologie. Il n’est donc pas facile de s’en faire une idée précise aujourd’hui. Les pieuses unions, comme les tiers ordres séculiers, les confréries, étaient des associations traditionnellement constituées de fidèles laïcs, auxquelles pouvaient évidemment aussi participer des clercs et des religieux. Les fidèles qui les composaient, n’étant pas liés par des vœux ni par « le lien organique et durable avec l’association » (c’est-à-dire la vie en commun), vivaient dans le siècle « en vaquant à leurs occupations normales », tout en se proposant d’accomplir des « œuvres spéciales » de piété et de charité dans un but surnaturel. Un exemple célèbre de pia unio est donné par les Congrégations mariales, qui, malgré leur nom, étaient des associations de laïcs qui se proposaient d’accomplir un apostolat, en répandant particulièrement le culte de la très sainte Vierge (par exemple avec les Filles de Marie)[9].
La FSSPX devait-elle être considérée comme une « pia unio », au même titre que les Filles de Marie? Certainement pas. Sa nature juridique intrinsèque, comme nous l’avons déjà vu, était celle d’une société de vie commune sans vœux, comparable aux congrégations au sens strict. Comment expliquer, alors, qu’elle soit née avec l’étiquette de « pia unio »? Le terme ne doit pas être compris dans un sens générique, mais technique. Son emploi montre l’adoption de ce qui devait être une pratique affermie des évêques. Comme il devait toujours y avoir une période d’essai (renouvelable) de quelques années, en général six, avant d’arriver à l’approbatio définitive, on commençait par ériger « au titre de pia unio » la société qui allait par la suite se transformer en congrégation. Lorsque ce titre ne correspondait pas à la nature et à l’activité effective de l’entité, c’est-à-dire d’une entité qui, née en tant que « pia unio » effective (composée majoritairement de clercs, en l’occurrence), allait ensuite se transformer en société de vie commune sans vœux, alors on était en présence d’une fiction légale, qui présentait l’avantage de permettre à l’Ordinaire une approche la plus prudente possible de la nouvelle réalité ecclésiale et une plus grande liberté d’action à l’égard du Saint Siège, étant donné que l’érection d’une entité au titre de « pia unio » n’était pas liée à un nihil obstat préalable du Saint Siège, obligatoire en revanche pour les congrégations (c. 492 § 1) : « Episcopi [...] condere possunt Congregationes religiosas; sed eas ne condant neve condi sinant, inconsulta Sede Apostolica ». Dans le cas de la « pia unio » fictive, si d’aventure on décidait de la supprimer, qu’allait-on supprimer : la « pia unio » formelle (et alors la compétence de l’Ordinaire était indiscutable)[10] ou la société concrète de vie commune sans vœux? Nous sommes de ceux qui pensent que, dans certains cas, l’organisation juridique concrète doit prévaloir sur l’organisation juridique formelle, surtout quand elle est purement formelle. Et nous sommes convaincus que cette façon de sentir est conforme à l’esprit du droit canon. C’est l’entité dans sa réalité institutionnelle concrète, c’est ce qu’elle est selon ses statuts, confirmés par le comportement effectivement adopté, c’est cette entité que l’autorité décide à un certain moment de supprimer. La réponse à la question ci-dessus nous semble donc évidente. La FSSPX a agi depuis le début de son existence comme congrégation à tous points de vue, il n’y a pas eu de période préliminaire pendant laquelle ses membres auraient vécu sans pratiquer la vie en commun, sans observer l’obligation de conformer chacune de leurs actions quotidiennes aux prescriptions des statuts.

Deux confirmations de notre thèse

Le fait que la FSSPX a toujours été considérée comme une société de vie commune sans vœux est également prouvé, à notre avis, par deux autres faits. Entre 1971 et 1975, le Saint Siège autorisa trois prêtres extérieurs à la Fraternité à y être incardinés canoniquement[11]. Cela démontre que la Fraternité était considérée comme une congrégation, et non comme une pia unio. En outre, dans le protocole d’accord signé par le Saint Siège et la Fraternité le 5 mai 1988, et auquel, comme chacun sait, il ne fut donné aucune suite, on affirmait au sujet des « questions juridiques » à régler : « En tenant compte du fait que la Fraternité [...] a été conçue depuis 18 ans comme une société de vie en commun [...] la forme canonique la plus adaptée [à son encadrement selon le nouveau Code] est celle d’une Société de vie apostolique »[12]. On constate donc ici que son érection « au titre de pia unio » est oubliée, car sans signification pour la détermination de la nature juridique spécifique de la Fraternité.
Ces affirmations ont été, à l’époque, signées par le cardinal Ratzinger. Cela signifie que le Saint Siège n’avait aucune objection à l’affirmation que la Fraternité « avait été conçue pendant 18 ans [et donc depuis sa constitution] comme société de vie en commun [sans vœux publics] ». Le régime juridique que le protocole d’accord prévoyait pour elle, en conformité avec la discipline du nouveau CIC, était celui de la « société de vie apostolique ». Or ces societates vitœ apotolicœ sont précisément, mutatis mutandis, les héritières directes, comme l’on sait, des societates in communi viventium sine votibus du code précédent : « Dans le CIC de 1917 aussi (c. 673-681), ces sociétés [de vie apostolique] avaient reçu un traitement du législateur, également sous la dénomination de sociétés de vie en commun sans vœux. Il y a donc, chez le législateur d’hier et d’aujourd’hui, une volonté évidente de les exclure de la catégorie des religieux au sens strict [...]. Toutefois, cela n’empêche pas qu’elles soient considérées [par le code lui-même] comme semblables aux instituts de vie consacrée [c'est la nouvelle dénomination des religions] soit parce qu’elles ont une vie commune, soit parce qu’elles professent des vœux religieux, soit parce qu’elles observent les constitutions [leurs statuts][13].
Puisque la FSSPX était une societas de vie en commun sans vœux, son intégration dans la forme juridique de la societas vitœ apostolicœ du nouveau code constituait une sorte de débouché naturel, débouché contre lequel personne n’avait la moindre objection. Du protocole d’accord du 5 mai 1988, on peut donc retirer, à notre avis, une indéniable confirmation post factum de la vraie nature juridique de la Fraternité, qui n’est pas et n’a jamais été celle de la pia unio. Les « pieuses unions » ont disparu du nouveau code, en tant que catégorie autonome. Elles sont comprises dans les prescriptions générales du c. 304 sur les « consociationibus christifidelium », c’est-à-dire sur les « associations » de fidèles, publiques ou privées, « quelle que soit leur appellation ». Des anciennes associations de fidèles, seuls les Tiers Ordres ont été maintenus comme forme autonome, au c. 303.

Le sens authentiquement religieux de la « croisade » invoquée par Mgr lefebvre

On le sait, Mgr Lefebvre ne plia pas devant l’injustice qu’on lui faisait subir, il refusa de fermer son séminaire (aujourd’hui encore bien vivant et florissant), et il procéda aux ordinations épiscopales prévues pour le 29 juin 1975. Il fut, pour cela, suspendu a divinis. Quelle valeur doit-on accorder à cette « suspense » ? Nous pensons n’offenser personne en affirmant qu’elle doit être considérée comme contestable, en raison d’une absence de prémisses légitimes, car prononcée sur la base d’un acte qui constituait un abus de pouvoir de la part de l’autorité, et qu’elle est de toute façon invalide. En effet, la « désobéissance » de Mgr Lefebvre, dans la mesure où elle avait été provoquée par l’état de nécessité dans lequel il s’était trouvé soudainement et injustement, soit ne pouvait pas constituer un motif d’accusation (car le c. 2205 § 2 admettait la situation de « nécessité » parmi celles qui supprimaient l’imputabilité même du « délit » éventuellement commis), soit devait être punie (dans l’esprit du code de droit canon, qui tenait en particulier au principe de juste proportion entre peine et délit – c. 2218 § 1) par une sanction moins sévère. Cette « désobéissance », en effet, aurait très bien pu se voir appliquer les prescriptions du § 3 de ce même canon, qui énumérait certains types d’actes accomplis en état de nécessité, lesquels ne supprimaient pas l’imputabilité mais l’atténuaient. Parmi ces actes se trouvaient justement les actes accomplis « in contemptum ecclesiasticae auctoritatis », auxquels pouvait être assimilé un comportement considéré comme désobéissant (cf. c. 2331 § 1).
Mais ce qui est arrivé par la suite à Mgr Lefebvre fut encore pire, nous le savons, avec l’excommunication de 1988 qui lui infligeait l’étiquette de « schismatique » parce qu’il avait consacré quatre évêques comme ses successeurs pour conduire la FSSPX, n’observant pas la volonté du Pontife alors régnant, qui l’avait invité à surseoir, à continuer les négociations en cours depuis quelque temps avec le Saint Siège au sujet du choix de son ou ses successeurs. Sur la question de l’excommunication et du « schisme » supposé de Mgr Lefebvre, notre revue s’est déjà prononcée dans deux études ad hoc, parues il y a quelques années (Les consécrations épiscopales de S.E. Mgr Lefebvre nécessaires malgré le « non » du Pape. Étude théologique, par Hirpinus (1999); Une excommunication invalide – un schisme inexistant. Réflexions dix ans après les sacres d’Écône. Étude canonique, par Causidicus, 1999). Il nous semble donc inutile de revenir sur le sujet. Nous sommes de ceux qui pensent que Mgr Lefebvre a toujours agi avec la plus grande bonne foi. Nous sommes certains, et tout son comportement le démontre, qu’il a pris sa décision convaincu de se trouver en état de nécessité, à cause des réticences et des ambiguïtés qui se prolongeaient du côté du Vatican, au sujet des modalités et de la date du choix des successeurs (un exposé détaillé et impartial des événements qui ont conduit au sacre des quatre évêques d’Écône est proposé par Bernard Tissier de Mallerais, op. cit., pp. 557-595).
Excommunication invalide, donc, parce qu’exclue expressément par le CIC de 1983 en tant que punition s’appliquant à une désobéissance motivée par une telle conviction, et schisme inexistant, car les faits démontrent que jamais Mgr Lefebvre n’a voulu instituer une Église parallèle, pas plus que les quatre évêques qu’il a consacrés. La FSSPX doit toujours être considérée comme membre à part entière de l’Église militante, dont personne ne peut être exclu par des mesures invalides.
La « croisade » à laquelle Mgr Lefebvre invitait les catholiques n’était donc pas celle d’un prêtre rebelle à l’enseignement de l’Église, accusé carrément de schisme !



Canonicus
[1] Homélie de Venise, cit. Le séminaire devait être fermé immédiatement.
[2] Voir Si Si No No, 1 (1975), n°9 (il s’agit de la version italienne du périodique – ndr) : Au sujet de la fermeture du Séminaire d’Écône de la Fraternité Saint Pie X : Illégalité d’un procès – iniquité d’une décision, pp. 4-5, par Ulpianus. Il s’agissait de Mgr Arturio de Iorio, juge au tribunal de la Rota. La lettre par laquelle on supprimait le séminaire avec effet immédiat, en retirant l’autorisation d’existence à la FSSPX, avait été précédée par une convocation informelle à Rome de Mgr Lefebvre face à trois cardinaux pour un simple « échange d’idées », face à une commission informelle (illégale pour diverses raisons, comme le démontrait l’article, si constituée et agissant en tant que tribunal) qui lui avait durement reproché sa déclaration du 21 novembre 1974, en l’accusant de « vouloir faire l’Athanase » (l’évêque qui avait commencé pratiquement seul la lutte contre l’hérésie arienne, au IVe siècle, injustement excommunié par deux fois). La lettre de Mgr Mamie faisait référence à l’autorité de cette « commission cardinalice » pour justifier son action, déclarant agir « en plein accord » avec le Saint Siège, déclaration qui ne démontre pas, en tant que telle, l’existence d’une autorisation spécifique (qui n’a jamais été donnée), conférée dans les formes requises par le droit canon.
[3] Si Si No No, cit.
[4] Ces détails sur l’institution de la société de vie commune sans vœux proviennent principalement de : A. Bertola, La Constitution de l’Église, cours de droit canon, Turin, 1958, éd. revue et augmentée; Eichmann-Mörsdorf, Lehrbuch des Kirchenrechts [Manuel de droit canon], 1964, 11e édition, München, Paderborn, Wien, vol. I, 2e et 3e parties.
[5] Bertola, op. cit., pp. 240-1.
[6] Op. cit., p. 212.
[7] Eichmann-Mörsdorf, cit., p.493.
[8] Statuts de la Fraternité des Apôtres de Jésus et de Marie ou (selon le titre public) de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.
[9] Pour plus de détails sur l’institution de la pia unio, voir : v. Del Giudice, Notions de droit canon, Giuffré, Milan, 1970.
[10] Sur ce point : Bernard Tissier de Mallerais, Marcel Lefebvre. Une vie, Clovis 2002, p, 508. S.E. Mgr Tissier de Mallerais, dans cet ouvrage fondamental pour la compréhension de la figure de Mgr Lefebvre, considère comme juridiquement (mais non moralement) légitime la suppression de la FSSPX par Mgr Mamie :
« Le 25 avril, en effet, le cardinal Tabera [l'un des membres de la "commission cardinalice" dont nous avons déjà parlé] assure Mgr Mamie qu’il « possède l’autorité nécessaire pour retirer les actes et concessions » de son prédécesseur. C’est bien exact, hélas! La Fraternité, n’ayant pas même reçu le Nihil obstat de Rome, n’est pas devenue société de droit diocésain, mais en est restée au stade préliminaire de pia unio. L’évêque peut donc la dissoudre (cf. canon 492, § 1-2, et 493) pour une raison grave. Raison grave, la « déclaration » [du 21 novembre 1974, déjà citée] l’est devant les hommes en place, même si elle ne l’est pas devant Dieu ».
Voir aussi pp.459-460, où l’on révèle que le recours à la formule de la « pia unio » fut suggéré par des cardinaux amis de Mgr Lefebvre. Ainsi, ajoutons-nous, on évitait de devoir dépendre de l’autorisation préalable du Saint Siège (non requise pour les pieuses unions – c. 708 : sufficit Ordinarii approbatio), au sein duquel Mgr Lefebvre avait des ennemis puissants. Mais l’érection « au titre de pia unio » ne transformait pas la FSSPX en une pia unio, elle ne la faisait pas être quelque chose de différent de ce qu’elle était, elle se limitait à lui coller une étiquette ne correspondant pas au contenu, pour des raisons de prudence et d’opportunité parfaitement compréhensibles, imposées par la situation à quelqu’un qui, dans la Hiérarchie, face à la grave crise dans laquelle se trouvaient les séminaires investis par les « réformes » promues par Vatican II, se préoccupait d’en faire naître un qui soit fidèle à l’enseignement traditionnel.
[11] A Rome and Écône Handbook, Q 2.
[12] Texte dans Cor Unum, n°30, juin 1988, p. 31.
[13] Commentaire du CIC de 1983, par Mgr Pio Vito Pinto, 1985.
Sì Sì No No, Année XXXIX, n°286 Mensuel – Nouvelle Série Février 2006

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